Avion ayant atterri d’urgence à Biscarrosse : le corps de l’élève-pilote retrouvé, la piste du suicide privilégiée – leparisien.fr

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Au lendemain de l’alerte, son corps a été retrouvé. Un élève-pilote de 32 ans, porté disparu en mer depuis l’atterrissage en urgence d’un avion de tourisme sur une plage de Biscarrosse (Landes) mardi et dont le corps a été retrouvé mercredi matin, a été pris d’une « crise délirante » dans le cockpit et avait évoqué ses intentions suicidaires, a indiqué le parquet.

Son corps, rejeté par l’océan, a été retrouvé mercredi matin sur une plage du centre d’essais de missiles des Landes, une zone militaire qui s’étend sur plus de 15 000 hectares entre Mimizan et Biscarrosse, a déclaré Olivier Janson, procureur de la République de Mont-de-Marsan.

L’avion biplace de type Piper avait décollé de l’aérodrome de Biscarrosse. À son bord se trouvaient un jeune homme, originaire de La Rochelle, qui suivait un stage de pilotage, et un instructeur de 65 ans connu pour être un « pilote chevronné ».

Des « propos incohérents »

Selon les premiers éléments de l’enquête, à la lumière notamment du témoignage de l’instructeur, « le vol a soudainement été interrompu par une sorte de crise délirante » de l’élève-pilote, qui a tenu des « propos incohérents » et « aurait manifesté sa volonté de se suicider et de précipiter l’avion dans la mer », a expliqué à l’AFP Olivier Janson.

Alors que l’avion survolait le bassin d’Arcachon, l’élève pilote a opéré un demi-tour de manière « autoritaire ». L’instructeur a ensuite repris en main les commandes de l’appareil, et décidé d’opérer un atterrissage d’urgence. Malgré les tentatives du pilote pour « apaiser » la situation, l’élève a « indiqué qu’il sauterait de l’avion en plein vol ».

Le jeune homme « a ouvert le cockpit et s’est jeté à l’eau, à une cinquantaine de mètres d’altitude. L’impact sur la mer a dû être particulièrement violent », a expliqué le procureur. L’instructeur s’est ensuite posé en urgence sur la plage de Biscarrosse, indemne, mais « en état de choc ».

L’enquête ouverte pour « recherches des causes de la mort » est confiée à la brigade de gendarmerie des transports aériens de Biarritz. Les enquêteurs vont notamment exploiter les enregistrements des conversations à bord du cockpit.

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