Avignon : le tireur présumé formellement identifié par le collègue du policier tué – Le Parisien

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En garde à vue, le tireur présumé d’Avignon continue à nier toute implication dans le meurtre du policier Eric Masson. Mais le suspect principal a été formellement reconnu par le deuxième policier présent le soir du drame lors d’un « tapissage » qui correspond à une séance d’identification, explique une source proche de l’enquête au Parisien. Par ailleurs, son complice présumé reconnaît quant à lui s’être trouvé sur place mercredi soir mais refuse de donner le nom de l’auteur des coups de feu mortels.

Toujours selon nos informations, deux gardes à vue sur les quatre ont été levées à ce stade. Il s’agit de la soeur du principal suspect et du conducteur, tous deux remis en liberté ce mardi. Le tireur présumé et son complice seront quant à eux présentés à un juge ce mardi après-midi.

Selon nos informations, plusieurs planques possibles avaient été identifiées par les enquêteurs et placées sous surveillance. Au fil de l’enquête et notamment grâce à un gros travail technique, l’étau s’est resserré jusqu’à la localisation de l’endroit précis où se trouvaient l’auteur potentiel du coup de feu mortel et le second individu présent à ses côtés au moment des faits. Les deux jeunes hommes étaient « susceptibles de quitter Avignon pour se réfugier en Espagne », selon le procureur de la République, ce qui a précipité leur interpellation.

VIDEO. Policier tué à Avignon: les deux principaux suspects déjà « condamnés plusieurs fois »

« Il conteste formellement que ce soit une fuite »

Tous les deux français et nés en France, selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, les deux jeunes hommes « ont déjà été condamnés plusieurs fois, notamment par le tribunal des enfants, pour des faits de violences et des infractions à la législation sur les stupéfiants », a indiqué le procureur Philippe Guémas, sans donner de précisions sur leurs déclarations en garde à vue.

Selon son avocat, Me Lemaire, le principal suspect nie formellement les faits : « il est atterré, interloqué, et ne veut pas prendre pour les autres ». Le jeune homme assure que le soir du meurtre, il était « chez sa maman, à son domicile, c’était le ramadan ». Pour expliquer son interpellation dimanche à un péage à 20 kilomètres d’Avignon en direction de Nîmes, il dit qu’ « il partait à Perpignan avec deux amis et il conteste formellement que ce soit une fuite ». Des faits contredits par des éléments techniques, son téléphone borne en effet sur les lieux du drame, selon nos informations.

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