Attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne : élus de droite et policiers dénoncent « le sentiment d’impunité » – Le Monde

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Lors de l’attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre.

Certains élus parlent d’« actes de guerre », d’autres d’une « scène d’une grande violence », de nombreux policiers dénoncent la « culture de l’excuse » et le « sentiment d’’impunité ». L’attaque du commissariat de la cité du Bois-l’Abbé à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre, a été condamnée d’une seule voix par les personnalités politiques de droite, du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, à la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, en passant par le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, ainsi que la patronne du Rassemblement national, Marine Le Pen.

Il était 23 h 55, samedi, lorsque deux policiers en pause cigarette devant la porte du commissariat de cette ville de plus de 76 000 habitants située au sud-est de la capitale ont soudainement vu foncer droit sur eux une quarantaine d’individus cagoulés armés de barre de fer. Les agents des forces de l’ordre ont à peine eu le temps de se réfugier à l’intérieur avant que pleuvent des tirs de mortiers d’artifice. Ils étaient moins d’une poignée pour défendre le bâtiment « assiégé », selon les termes d’un policier. Des fenêtres du premier étage, ils ont lancé des grenades lacrymogènes et ont fait usage de Flash-Ball alors que plusieurs véhicules de police étaient dans le même temps dégradés sur le parking et que la porte vitrée de l’entrée éclatait. Des effectifs venus du département du Val-de-Marne sont arrivés sur les lieux « assez rapidement », raconte Eddy Deboste, secrétaire départemental adjoint du Val-de-Marne du syndicat Alliance-Police nationale, malgré les feux de poubelles déclenchés dans les rues alentour destinés à gêner l’arrivée des renforts. Les assaillants se sont ensuite dispersés. L’attaque n’a pas fait de blessés et aucune interpellation n’a eu lieu pour l’instant. Une enquête est en cours pour identifier les auteurs.

Des attaques « quasiment tous les mois »

Laurent Jeanne, le nouveau maire Libres ! (DVD soutenu par Les Républicains) de cet ancien bastion communiste, déclare y voir « une volonté de casser du flic ». « Ils sont arrivés avec des barres de fer et des boules de pétanques, ils étaient très structurés et très organisés, ils sont venus avec la volonté de démolir les policiers. » Implanté au cœur du quartier populaire du Bois-l’Abbé, désigné quartier de reconquête républicaine (QRR) en 2018, le commissariat, rénové il y a deux ans et renforcé depuis par vingt-cinq effectifs supplémentaires (pour atteindre un total d’environ 160), est régulièrement la cible d’attaques – « quasiment tous les mois », affirme M. Deboste.

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