Une voiture de la police devant la mosquée de Bayonne, le 29 octobre 2019. — AFP

Claude Sinké, accusé d’avoir tenté lundi d’incendier la mosquée de Bayonne et d’avoir blessé grièvement deux personnes, a été mis en examen et placé en détention provisoire, a annoncé ce mercredi le parquet dans un communiqué.

L’octogénaire, qui risque la réclusion criminelle à perpétuité, « a été mis en examen des chefs de tentatives d’assassinat, dégradation et destruction aggravées, violence avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique et violence avec arme », a précisé Marc Mariée, procureur de Bayonne.

L’expertise psychiatrique a livré ses conclusions

La veille, il avait expliqué que le suspect avait dit aux enquêteurs avoir voulu incendier la mosquée de Bayonne pour « venger la destruction de la cathédrale de Paris », qu’il attribue aux musulmans. « L’ensemble de son audition interroge sur son état de santé psychique », avait ajouté Marc Mariée, ordonnant une expertise psychiatrique. Mercredi matin, il annonçait dans un communiqué que l’expertise avait « conclu à une altération partielle de son discernement et/ou du contrôle de ses actes ».

Lors de sa garde à vue, le suspect a démenti avoir voulu tuer en mettant le feu à la porte de la mosquée, expliquant avoir procédé à des repérages pour être sûr de n’intervenir « qu’à un moment où elle était très peu occupée ». Ces affirmations cadrent mal avec le récit de l’attaque, reconstituée notamment grâce à des témoignages et des caméras de surveillance : le suspect a ainsi tiré une première fois sur un homme assis près de la mosquée, puis à deux reprises sur un conducteur avant de mettre le feu à son véhicule. Il avait aussi braqué son arme face aux forces de l’ordre venues l’interpeller. D’après le magistrat, les deux septuagénaires blessés ne sont plus en danger.

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