Après Microsoft et Twitter, Oracle se penche à son tour sur le dossier TikTok

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Après Microsoft et Twitter, Oracle se penche à son tour sur le dossier TikTok

Au tour d’Oracle de se pencher sur le berceau de TikTok. Alors que l’administration Trump accuse, sans preuve, l’application chinoise de la société ByteDance d’espionner ses utilisateurs pour le compte de Pékin, celle-ci attire nombre de convoitises.

A commencer par celle de Microsoft, qui part favori pour conclure un accord avec ByteDance, qui a jusqu’au 15 septembre prochain pour faire passer ses activités en Amérique du Nord, en Nouvelle-Zélande et en Australie sous pavillon anglo-saxon sous peine de faire l’objet d’un embargo sur le marché nord-américain et d’être privé d’accès aux boutiques d’applications de Google et Apple.

Reste que Microsoft n’est plus seul sur les rangs : Oracle aurait en effet eu des entretiens préliminaires avec ByteDancce pour racheter les opérations de l’application aux États-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande, comme le rapporte ce mardi le “Financial Times”. Le quotidien économique relève qu’Oracle a d’ores et déjà mis certains investisseurs sur le coup, dont les fonds General Atlantic et Sequoia Capital, pour acquérir les activités anglo-saxonnes de l’application de micro-vidéo qui fait fureur chez les 15-24 ans.

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TikTok attise les convoitises

A noter que si Microsoft est particulièrement intéressé par le rachat de TikTok en Europe et en Inde, où il a été récemment interdit par le gouvernement indien en raison des tensions frontalières avec la Chine, ByteDance s’oppose pour l’heure à l’idée de vendre des actifs au-delà des États-Unis, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Celle-ci est pourtant au pied du mur : la semaine dernière, le président américain Donald Trump a ordonné à ByteDance de se défaire des opérations américaines de l’application vidéo dans les 90 jours, sous peine d’embargo.

Donald Trump affirme par ailleurs que si Microsoft achète TikTok, « une très grosse proportion du prix doit revenir au Trésor des États-Unis ». Une assertion qui ne repose vraisemblablement sur aucune base juridique. La situation de TikTok n’est pas pour déplaire à son rival Instagram, qui a lancé un nouveau produit, Reels, pour lui faire de l’ombre dans son fief américain. Cette nouvelle fonctionnalité proposera, à l’instar de TikTok, de réaliser de courtes vidéos dotées d’effets visuels de réalité augmentée, de musique synchronisée ou de transitions dédiées.

Soit la même chose que ce que propose TikTok. Lancée à l’international il y a deux ans, l’application chinoise a en effet construit son succès sur des clips décalés. TikTok a encore gagné en popularité pendant le confinement. L’application attire désormais près d’un milliard d’utilisateurs dans le monde, talonnant Instagram.

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