Amiens: l’ARS lance une alerte au variant Delta à la brasserie Le Loft – Le Courrier picard

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SANTé

Si vous avez passé une soirée au pub le Loft depuis le 15 juin, il faudra penser à vous faire dépister dans les plus brefs délais. C’est ce que demande l’Agence régionale de santé (ARS) qui vient de lancer une alerte au variant Delta, à travers un communiqué transmis ce vendredi 2 juillet :

«  Plusieurs cas de Covid-19 – dont le criblage révèle une mutation évocatrice du variant Delta – ont indiqué à l’occasion du contact tracing avoir fréquenté le bar Le Loft à Amiens depuis le 15 juin, à l’occasion de matchs de football ou d’autres soirées. Ces différents cas laissent penser qu’une transmission du virus a pu se faire parmi les clients et employés de l’établissement. Compte tenu du contexte festif propre aux établissements de ce type, l’ARS demande, par mesure de précaution, à toutes les personnes qui ont fréquenté le bar (…) depuis le 15 juin, à procéder, sans attendre, à un test Covid-19 préventif. Ces personnes sont par ailleurs invitées à limiter leurs interactions sociales en l’attente des résultats du test pour éviter tout risque de transmettre le virus. Les éventuelles personnes positives devront bien sûr respecter une période d’isolement strict. »

Contacté dans la foulée, l’un des responsables du Loft se dit scandalisé par ce communiqué : «  C’est du n’importe quoi. On est à deux doigts de porter plainte contre l’ARS qui fait dans l’à-peu-près et la supposition. Il n’y a pas de cas de Covid-19 au Loft, ce sont des conneries (sic). Un de nos serveurs a effectivement contracté le virus lors d’une soirée entre amis chez lui mais il n’est pas revenu travailler dans l’établissement. Il savait qu’il pouvait être potentiellement malade, nous n’avons donc voulu prendre aucun risque. Quand il a été testé positif, il a peut-être dit qu’il travaillait au Loft, l’alerte de l’ARS vient peut-être de là. »

Ce responsable estime que son établissement, qui a déjà souffert économiquement ces derniers mois, n’avait pas besoin de ça. «  Cette communication rime à quoi ? Ils veulent que l’on mette la clef sous la porte ? s’interroge-t-il. On a déjà perdu six mois de trésorerie lors de la fermeture liée à la crise sanitaire, soit 300 000 euros. Depuis la réouverture, on avait repris espoir en respectant bien évidemment les gestes barrières et la distanciation. » Et de rappeler que des dépistages sont réalisés régulièrement au sein des employés. «  Le dernier, c’était la semaine dernière. Tout le monde était négatif  », assure le responsable.

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