Allocution de Macron ce dimanche soir : sur quoi pourrait porter l’accélération du déconfinement ? – LCI

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Allocution de Macron ce dimanche soir : sur quoi pourrait porter l’accélération du déconfinement ? | LCI

































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ATTENTE – Depuis le 11 mai, toutes les trois semaines, la France franchit une nouvelle étape dans son déconfinement progressif. Mais avant le 22 juin, date théorique de la prochaine phase, des mesures pourraient déjà être allégées par Emmanuel Macron dès ce dimanche lors de son allocution.

Après huit semaines de confinement, la France est entrée depuis un mois dans la phase du déconfinement progressif. Dès le 11 mai, les Français ont pu sortir de chez eux sans attestation (dans un périmètre de 100 kilomètres), aller à l’école pour une partie des enfants et la plupart des commerces ont rouvert. Trois semaines plus tard, le 2 juin, les déplacements ont été rendus illimités, les écoles ont rouvert plus largement et les restaurants ont accueilli leurs premiers clients depuis la mi-mars, mais seulement en terrasse en zone orange.

Faudra-t-il encore attendre un délai de trois semaines (donc jusqu’au 22 juin), avant un nouvel allègement des mesures ? Rien n’est moins sûr, d’autant que de nombreux acteurs, dont certains ministres, ont fait savoir qu’ils étaient favorables à une accélération du déconfinement. Dans son allocution prévue dimanche soir, le président de la République pourrait donc annoncer un nouvel assouplissement des mesures. Lesquelles sont les plus demandées ?

Un protocole sanitaire assoupli dans les écoles ?

Certaines écoles sont ouvertes depuis un mois, d’autres depuis quelques jours seulement. Mais toutes ont en commun un protocole sanitaire strict, qui ne leur permet pas d’accueillir la totalité des élèves. Selon les derniers chiffres du ministère de l’Education nationale rapportés par l’AFP, seulement 1,8 million d’écoliers, sur un total de 6,7 millions, sont ainsi retournés à l’école, et rarement à temps complet.

De fait, la grande majorité est donc toujours à la maison et risque de passer “cinq ou six mois sans apprentissage classique”, alerte le pédiatre et infectiologue Robert Cohen (voir vidéo ci-dessous). Il réclame donc une “ouverture plus nette, plus franche et plus efficace” des établissements, avec un protocole sanitaire revu à la baisse.

En vidéo

Pr Robert Cohen : “Des protocoles beaucoup plus simples pour une rentrée quasi-optimale à l’école”

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Des mots que l’on retrouve également du côté du professeur Jean-François Delfraissy. “Nous pourrions, tout en conservant des mesures de distanciation sociale, alléger le protocole sanitaire” à l’école, a-t-il affirmé il y a quelques jours au Journal du Dimanche. Reste à savoir si celui qui préside le Conseil scientifique chargé de conseiller l’exécutif depuis le début de la crise sanitaire sera entendu par Emmanuel Macron.

Vers un retour au travail plus massif ?

Si le nombre d’enfants à l’école devient plus important, nombreux sont les salariés qui pourront par conséquent retourner au travail. Ce vœu est formulé par plusieurs ministres, dont celui de l’Économie. Bruno Le Maire souhaite que “l’activité économique reprenne plus rapidement” et “retourne à la normale cet été”. Pour cela, il pousse notamment pour un “retour au travail plus massif”, a-t-il indiqué sur LCI, jeudi.

Des propos qui font écho à ceux de Geoffroy Roux de Bézieux. Le président du Medef milite pour une “révision des protocoles sanitaires s’appliquant en entreprise” pour permettre un “retour à la normale” rapide. La vice-présidente de l’organisation patronale, Dominique Carlac’h a, elle, demandé au gouvernement d’annoncer un plan de relance dès maintenant, sans attendre la rentrée.

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Une ouverture totale des restaurants en zone orange ?

Autre secteur très marqué par la crise : la restauration. Depuis le 2 juin, l’ensemble des restaurants ont pu rouvrir, mais seulement en terrasse en zone orange (dont l’Île-de-France), et avec, là aussi, un protocole sanitaire strict (10 personnes maximum par table, interdiction de consommer debout, port du masque obligatoire lors des déplacements dans l’établissement…). Certains élus, comme des députés Les Républicains (LR), prônent pour une réouverture plus rapide des salles d’intérieur. Et ce, “dès ce week-end” en Île-de-France, a même demandé Damien Abad, le patron des députés LR à l’Assemblée nationale.

Le gouvernement a d’ailleurs ouvert la porte. Mardi, le secrétaire d’État Jean-Baptiste Lemoyne avait ainsi indiqué que les restaurants de la région parisienne pourraient rouvrir “un peu plus tôt que le 22 juin” si la situation sanitaire évoluait favorablement.

Les portes des salles de spectacle ouvertes en grand ?

Les entrepreneurs du spectacle vivant réclament “un déconfinement total et sans distanciation pour une reprise véritable” dans leur secteur, dans un communiqué adressé à Emmanuel Macron avant son intervention dimanche. “Il faut déconfiner le spectacle vivant”, exige le Prodiss, première organisation patronale du spectacle musical dans le privé, dans ce communiqué, également signé par d’autres organismes représentant notamment les salles, festivals, théâtres privés, cabarets, le Camulc et le Sndtp. “Un spectacle cadenassé par les contraintes Covid, avec une salle au deux tiers vide de public ne fait pas sens”, poursuivent-ils. “La distanciation s’appliquerait aux spectacles mais pas dans les trains : une différence de traitement qui pose aujourd’hui question”. “Si les spectacles ne reprennent pas, la casse sociale sera inéluctable”, préviennent encore ces organismes représentatifs. 

Par ailleurs, le Sma (450 adhérents de la filière musiques actuelles) et la Fedelima (140 lieux et projets de musiques actuelles) interpellent également le président de la République, le premier ministre et le ministre de la Culture, dans une lettre ouverte avec des revendications similaires.  Ces deux entités souhaitent un “accord de principe en vue d’une reprise (…) en configuration debout à compter du 1er septembre en revenant à la norme usuelle, soit 3 personnes debout/mètre carré”.

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Interrogée à l’issue du conseil des ministres mercredi, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye avait quant à elle estimé que les conseils de Défense, dont l’un s’est tenu ce vendredi, allaient permettre “de voir ce qu’il est possible de faire évoluer dans la perspective du 22 juin”. Emmanuel Macron va désormais trancher.

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