Alexandre Benalla a bien fait des affaires alors qu’il était à l’Élysée, affirme Mediapart lundi 11 février. Le site d’information publie de nouveaux éléments sur l’affaire et notamment sur le contrat passé entre une société de sécurité française et un oligarque russe. Contrat dont Alexandre Benalla aurait été le principal architecte.

C’est bien lui notamment qui passe le premier coup de fil au patron de Velours, une entreprise de sécurité privée qu’Alexandre Benalla connait bien pour en avoir été salarié jusqu’à 2015. Le conseiller à l’Élysée évoque alors un possible marché avec une connaissance. Un premier rendez-vous est pris et se déroule au Damas Café, un bar à chicha situé à deux pas de la présidence de la République.

Autour de la table, en plus d’Alexandre Benalla et du dirigeants de Velours, on trouve Vincent Crase, gendarme réserviste qui exerce à la fois au sein de La République en Marche et au commandement militaire de l’Élysée. C’est à lui que Benalla veut confier la négociation officielle du contrat. C’est d’ailleurs la société de Crase qui touchera un premier virement le 28 juin de 300.000 euros, selon Mediapart.

Officiellement donc, Alexandre Benalla n’apparaît nulle part, officieusement, il est à la manœuvre. D’ailleurs, c’est lui qui aurait aussi imposé tous les anciens militaires recrutés pour la protection de l’oligarque russe et de sa famille, avant que le contrat n’explose en vol après la révélation de l’affaire des violences du 1er mai. Détail édifiant livré par Mediapart : certaines réunions préparatoires au contrat auraient eu lieu au siège de La République En Marche. 

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