Affaire Troadec : la matriarche, le magot et les miettes d’une famille – Libération

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Au procès d’Hubert Caouissin, jugé pour le quadruple meurtre de sa belle-famille, en 2017, la cour d’assises a diffusé, ce jeudi, un enregistrement clandestin où se mêlent paranoïa de l’accusé et incompréhension des victimes autour de l’or.

D’abord, Renée Troadec a été une évocation. Un personnage froid de matriarche, dessiné à petites touches au fil des débats. Ici, on a souligné qu’elle n’a pas daigné payer les obsèques de son fils Pascal, de sa belle-fille, Brigitte, et de ses petits-enfants, Charlotte et Sébastien sauvagement tués à Orvault, en février 2017. Là, qu’elle ne s’est pas constituée partie civile au procès. Là encore, qu’elle ne «parle pas de ce qui s’est passé», «ne pleure pas», «ne veut pas voir de psy». «Je ne sais pas ce qu’elle pense, ma mère», a soupiré sa fille, Lydie Troadec, jugée pour «recel de cadavres» et «modification de l’état des lieux d’un crime». A ses côtés derrière la vitre, son ancien compagnon Hubert Caouissin accusé du quadruple meurtre, n’a eu de cesse de convoquer l’ombre de sa belle-mère. Selon son récit, l’ancienne institutrice de 79 ans, a été une partenaire de conciliabule autour de la mythologie de l’or, un pilier de la légende. Elle lui a raconté qu…

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