Affaire Mila : l’adolescente «ne regrette absolument pas ses propos» – Le Figaro

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Il y a deux semaines, Mila, une adolescente de 16 ans originaire de l’Isère, diffusait sur le réseau social Instagram une vidéo dans laquelle elle critiquait vivement l’islam. Insultée, harcelée, menacée de mort après ses propos, la jeune fille avait dû être déscolarisée. L’enquête, ouverte à son encontre pour «provocation à la haine à l’égard d’un groupe de personnes, en raison de leur appartenance à une race ou à une religion déterminée», avait été classée sans suite. Les investigations pour «menaces de mort, menace de commettre un crime, harcèlement et usage de l’identité ou de données d’identification d’autrui en vue de porter atteinte à la tranquillité et à l’honneur» sont en revanche toujours en cours.

Lundi soir, Mila s’est exprimée pour la première fois publiquement. «Il fallait que je montre une image différente que la fille sur cette vidéo. Et je me suis dit que ça ne ferait pas plus de mal d’être à la télévision», a-t-elle déclaré lors d’un entretien à Quotidien sur TMC. «Je n’ai rien fait de mal», s’est-elle immédiatement défendu, revendiquant son droit au blasphème. «Je ne regrette absolument pas mes propos. Je n’ai pas à me cacher pour cette raison», a-t-elle soutenu. Toutefois, l’adolescente a dit regretter d’avoir tenu ses propos sur les réseaux sociaux, ainsi que leur «vulgarité». «Le Coran il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam c’est de la merde», avait-elle dit sur cette «story», visible publiquement sur le réseau social.

«J’aurais pu être brûlée à l’acide»

Depuis la polémique, largement reprise dans le monde politico-médiatique, Mila assure que sa vie est «en pause». Elle n’a pas pu réintégrer son lycée de Villefontaine (Isère), près de deux semaines après les faits. «Je n’étais pas en sécurité dans mon établissement. Vu les menaces que j’ai reçues des personnes de mon lycée, j’aurais pu être brûlée à l’acide, me faire frapper. J’étais menacée d’être déshabillée en public, d’être enterrée vivante. J’étais obligée d’abandonner mon lycée», a-t-elle déploré. Si elle dit avoir arrêté les réseaux sociaux, l’adolescente s’est tenue au courant de ce qui s’est dit ou écrit sur elle. Elle a même composé une chanson, dans laquelle elle raconte son histoire et revendique son droit au blasphème. «Ça m’a fait vraiment beaucoup de bien», a-t-elle confié.

Mila n’aurait «jamais imaginé» que ses déclarations, devant un direct suivi habituellement par «10 à 30» spectateurs, prennent une telle ampleur. «Je me suis demandé comment des personnes pouvaient avoir autant de haine», s’est-elle étonnée. «Je n’ai rien contre les personnes qui ne sont pas Mila sans être violents. Ces personnes prouvent que l’on peut être contre moi sans être dans la violence, la haine», a-t-elle clarifié. Présentant ses «excuses» à «ceux qui pratiquent leur religion en paix», la jeune fille a affirmé que la police prenait l’affaire «très au sérieux».

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