Affaire Julien Bayou : des militantes féministes et certaines de ses ex étaient-elles chargée de le “faire tom – Midi Libre

Selon les informations du journal Libération, Julien Bayou aurait été visé par une “mise sous surveillance” depuis 2019. Un collectif féministe informel lui reprochait son comportement avec les femmes. Eclairage.

L’affaire Bayou fait de nouveau parler d’elle ce week-end. Selon les informations de nos confrères de Libération, un collectif féministe est accusé d’avoir été chargé de “faire tomber” l’ex-secrétaire national d’EELV, et ce depuis plusieurs années. Explications.

Julien Bayou surveillé depuis 2019 ?

Accusé de violences psycholigiques contre son ex-compagne, les faits et gestes de Julien Bayou serait en fait scrutés de près depuis 2019 par un groupe de militantes féministes, dans lequel figureraient trois de ses ex-petites amies, détaillent nos confrères. Ces dernières disaient investiguer pour “protéger” sa compagne de l’époque, celle qui rejoindra plus tard le cercle d’enquêtrices, précise le JDD.

Cela ferait donc trois ans que le patron des Verts vivrait sous la pression de l’enquête d’un collectif féministe informel. Collectif qui lui reproche ses comportements avec les femmes et voulait ici empêcher un “prédateur” et un “manipulateur” de nuire, par “sororité”. 

Une des membres du collectif, Eugénie (dont le prénom modifié par Libération), aurait investigué l’entourage de Julien Bayou depuis des années : “On enquête pour savoir si c’est un mec bien pour elle”, explique-t-elle en 2019 à une proche du secrétaire du Parti, relève La Dépêche du Midi. Cette dernière aurait sondé plusieurs ex-compagnes de Julien Bayou.

Une autre membre de ce collectif confie avoir “compris que son intention était de faire tomber Bayou”. Elle aurait donc tenté d’alerter sur la situation, car, pour elle, “on allait un peu trop dans sa vie intime”, selon Libération.

Julien Bayou avait vraisemblablement eu vent de ce qui se tramait, puisqu’en 2019, il aurait voulu envoyer ce mail à Eugénie : “Cette affaire ne peut pas durer éternellement. Une fois que plusieurs de mes ex t’ont expliqué que non, je n’étais ni harceleur ni agresseur, je ne perçois pas ton objectif ou la suite de cette démarche”.

Pour rappel, si le député de Paris est bien visé par une enquête interne de la cellule contre les violences sexuelles et sexistes d’EELV, il n’est aujourd’hui pas poursuivi par la police.

Ce samedi 1er octobre, les responsables de EELV se sont réunis en urgence suite aux accusations contre leur ex-secrétaire national avec la cellule interne de lutte contre les violences sexistes.

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