Affaire Jubillar. La compagne de Cédric en garde à vue, recel de cadavre, perquisition : ce que l’on sait – Actu Toulouse

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Severine, la nouvelle compagne de Cedric Jubillar, à été placée en garde à vue, ce mercredi 15 décembre 2021, à la gendarmerie de Gaillac (Tarn), pour recel de cadavre
Séverine, la nouvelle compagne de Cédric Jubillar, à été placée en garde à vue, ce mercredi 15 décembre 2021, à la gendarmerie de Gaillac (Tarn), pour complicité de recel de cadavre (©Laurent Derne/Actu Toulouse)

C’est un nouveau coup de tonnerre dans l’enquête la plus médiatique de France. Un coup de pied symbolique dans une fourmilière composée de dizaines d’hypothèses, de milliers de pièces et PV d’audition, de quelques certitudes aussi. Une volonté de renverser la table, une bonne fois pour toute, de la part des gendarmes de la section de recherche de Toulouse (SR) ?

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Un bon coup de pression ?

En plaçant en garde à vue Séverine, sa nouvelle compagne, à la gendarmerie de Gaillac (Tarn), enquêteurs et juges d’instruction mettent la pression sur le principal soutien de Cédric Jubillar. Et le fait que cet événement survienne à la date anniversaire de la disparition de Delphine Jubillar, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à Cagnac-les-mines, n’a évidemment, rien de fortuit.

Officiellement, Cédric a rencontré Séverine lors d’une battue citoyenne pour retrouver… sa femme. Il semble qu’il connaissait déjà le fils de cette quadragénaire. Elle est celle qui ne doute pas de son innocence. Une femme amoureuse qui le défend contre vents et marées. Qui va jusqu’à organiser une cagnotte Leetchi décriée sur les réseaux  pour que Cédric puisse cantiner en prison ! Et améliorer son quotidien carcéral à l’isolement.

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La maison de Séverine perquisitionnée

Ce matin, les gendarmes de la SR de Toulouse sont allés interpeller la jeune femme à son domicile de Lescure-d’Albigeois (Tarn), une poignée de kilomètres en contrebas de Cagnac.

Coiffée d’un toit à double pan, sa maison, récente, est bâtie sur deux niveaux. Dans le jardinet qui la clôt sur l’arrière, protégé par une haie de lauriers, trône du mobilier de jardin de plastique blanc et vert, sur un minuscule carré de pelouse que surplombe une corde à linge. Les volets roulants en PVC blanc sont baissés, exceptés à l’étage.

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Complicité de recel de cadavre

Les lieux ont été perquisitionnés. Que cherchaient les gendarmes ? Rien n’a filtré, pour l’heure, à ce sujet. Mais c’est bien pour « complicité de recel de cadavre » que la jeune femme est auditionnée. Ce qui supposerait que leur suspect numéro un, Cédric Jubillar, mis en examen pour « meurtre sur conjoint », aurait révélé à Séverine l’endroit où il aurait caché le corps de Delphine.

Par ricochet, cette garde à vue (surprise) met la pression sur Cédric Jubillar. En émettant l’hypothèse que l’artisan plaquiste a supprimé son épouse, placer sa nouvelle compagne dans la peau d’une supposée complice peut l’amener à sortir du silence. Voire reconnaître les faits, pour épargner à Séverine l’infamie de la situation.

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Coup de poker menteur ?

Mais en l’absence du corps de l’infirmière de 33 ans, pièce majeure d’un puzzle toujours incomplet, les manœuvres du jour ressemblent à un coup de poker. Menteur ? Gagnant ?

Selon nos informations, outre sa nouvelle compagne, six autres personnes de l’entourage de Cédric Jubillar auraient fait l’objet d’auditions libres.

Seul habilité à s’exprimer à ce stade de l’instruction, le parquet de Toulouse a indiqué qu’il ne ferait « aucune communication sur ce sujet ». Ce soir, la garde à vue de Séverine se poursuit. Elle peut s’étirer jusqu’à 48 heures.

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