Accident sur l’A7: l’avocat de la famille estime que Renault va devoir prendre ses responsabilités – La Voix du Nord

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Lundi soir, neuf membres d’une même famille circulaient dans un monospace. Le véhicule, un Renault espace, a pris feu sur l’A7 à hauteur d’Albon, dans la Drôme, coûtant la vie à cinq enfants : Tasnim (3 ans), Maryam (8 ans), Anfal (11 ans), Youcef (12 ans) et Rayan (14 ans). Les trois autres passagers, trois adultes et un enfant de 7 ans sont toujours hospitalisés.

Selon les premières constatations d’experts, l’accident serait lié à une défaillance technique. « Dans son pré-rapport, l’expert judiciaire en mécanique a conclu à la casse du turbo, qui a provoqué un emballement puis l’incendie du moteur et même peut-être de l’habitacle », avait indiqué ce mercredi le procureur de Valence Alex Perrin, confirmant une information de BFMTV.

Selon Nicolas Cellupica, l’avocat de la famille, « la responsabilité est au niveau de cette pièce défaillante de chez Renault », a-t-il indiqué au micro de nos confrères d’Europe 1.

Il raconte : « On a eu un rapport d’expertise qui a fait savoir qu’effectivement il n’y avait aucune faute humaine dans cet épouvantable drame et que l’origine de l’accident était due à un dysfonctionnement du turbo du véhicule Renault Scénic. Le turbo a lâché et a entraîné l’incendie du moteur et la rupture des freins ».

Le nombre de passagers n’avait aucune incidence

Pour l’avocat, le nombre de passagers dans le véhicule, au-delà du nombre de places assises dans le monospace, n’a aucune incidence  : « Ils auraient été 5 ou 9, ça ne changeait absolument rien, peu importe le nombre de personnes dans le véhicule, la responsabilité elle est sous le véhicule, estime-t-il. Elle est au niveau de ce turbo, de cette pièce défaillante de chez Renault. »

Une enquête a été ouverte par le parquet de Valence  : « J’espère qu’il y aura dans les prochains jours une information judiciaire ouverte et que la responsabilité de Renault va être mise en cause », a-t-il dit, précisant que « si elle ne l’est pas, on le fera ».

La veille, sur Franceinfo, il avait indiqué : « On doit mettre toutes les cartes sur la table et voir d’où vient précisément le problème et qui doit être tenu pour responsable pour ce drame et de cette évidence, et des premières analyses du rapport, j’en conclus que Renault va devoir répondre de ses actes et de ses responsabilités dans cet accident ».

L’Escadron départemental de la sécurité routière (EDSR) Isère a précisé que le contrôle technique aurait dû être effectué en mai dernier. Avec le confinement, l’État avait accordé un délai supplémentaire de trois mois pour les automobilistes qui devaient effectuer leur contrôle technique entre le 12 mars et le 23 juin. «  Même si le contrôle technique n’était pas dépassé, personne n’aurait vu cette défaillance-là, sur cette pièce-là, parce que ce n’est pas une pièce qui est examinée lors du contrôle technique  », a estimé l’avocat de la famille auprès de nos confrères.

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