À Montpellier, des manifestants s’en prennent à la tente de dépistage d’une pharmacie – Le HuffPost

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PASCAL GUYOT via AFP
Des manifestants à Montpellier le 31 juillet 2021.

PASS SANITAIRE – “Assassins”, “collabos”…: des dizaines de manifestants anti-pass sanitaire s’en sont pris à la tente de dépistage d’une pharmacie ce samedi 31 juillet à Montpellier. Selon des images publiées par Midi Libre, la scène s’est déroulée rue de Maguelone.

“La tente semblait ne plus tenir face aux différents coups des manifestants, selon nos confrères, qui précisent que “les professionnels de santé n’ont d’autres choix que de plier bagages”.

Dans la ville du Sud-Est de la France, 8500 personnes étaient réunies ce samedi, selon la préfecture. Un chiffre en forte augmentation par rapport aux 5500 d’il y a une semaine.

Les protestataires se sont rassemblés sur la place de la Comédie, entre les marches de l’Opéra et la fontaine des trois Grâces sur laquelle certains sont montés au cris de “Liberté” et en entonnant une des chansons fétiches des opposants au président Emmanuel Macron: “On est là, on est là, même si Macron ne veut pas…”, a constaté une journaliste de l’AFP.

“C’est ça l’expression de la “liberté” ? S’en prendre à ceux qui travaillent et soignent ? C’est injurier & diffamer ? De quelle liberté exactement vous prévalez-vous ?!?, s’est interrogée sur Twitter la députée LREM Coralie Dubost. Nuire à autrui n’est JAMAIS une liberté”.

“Ca me dégoûte qu’on nous demande de vérifier qui est vacciné et qui ne l’est pas”

Dans le cortège, Maria Cassan, une aide-soignante de 52 ans de Montpellier, vaccinée, a raconté à l’AFP être venue car elle milite pour le droit de choisir de ne pas l’être. 

“Si ce gouvernement ultralibéral se préoccupait de notre santé, il n’aurait pas saboté l’hôpital public et supprimé autant de lits, d’effectifs et de moyens. Nous, on s’use à s’occuper des malades, des vieux, en mettant notre santé et parfois notre vie en danger et pendant ce temps-là, ce gouvernement ne fait qu’une chose: nous retirer une à une nos libertés”.

Employé de restauration, “pas antivaccin et pas d’extrême-droite”, Stéphane Grand, 27 ans a de son côté dit à l’AFP avoir déjà reçu une dose de vaccin Pfizer et vient grossir les rangs de la manifestation à Montpellier: 

“Je suis serveur, j’ai jamais voulu être flic. (…) Ca me dégoûte qu’on nous demande de vérifier qui est vacciné et qui ne l’est pas, ça rend mon travail impossible et, finalement, ce pass sanitaire plonge beaucoup de gens dans le désespoir.”

Pour le troisième week-end consécutif, des manifestations ont rassemblé ce samedi 31 juillet des dizaines de milliers d’opposants à l’extension du pass sanitaire dans de nombreuses villes de France, au nom de la “liberté”.

À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi rien n’est encore certain sur l’immunité

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