A Marseille, Mélenchon égratigne Macron : «Tout le monde comprend qu’il est en campagne électorale» – Le Parisien

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La bataille de l’Élysée s’est bel et bien délocalisée à Marseille, à partir de ce mercredi. Emmanuel Macron voulait « occuper le terrain » (dixit un conseiller de l’exécutif) ? Ses rivaux s’y trouvent aussi ! Il n’a d’ailleurs pas fallu quelques minutes avant que le président se retrouve face à l’un d’eux : Jean-Luc Mélenchon, venu participer à une réunion organisée à la mairie avec une vingtaine d’élus locaux, à 24 heures de la présentation par le chef de l’État d’un « grand plan » pour la ville, en sa qualité de député des Bouches-du-Rhône.

Lequel, s’en amuse. « On se regarde comme chat et souris », glisse-t-il en aparté, avant, justement, d’envoyer un coup de patte. « Tout le monde comprend qu’il est en campagne électorale », tranche ainsi le candidat LFI en sortant de la mairie. Même si, ironise-t-il, « on est tous priés de faire semblant de ne pas l’avoir vu… »

Puis, viennent les critiques de fond. Son scepticisme sur « le pèlerinage des promesses », trouvant surtout « quelque chose d’insupportablement monarchique » à cette visite. « Il arrive avec plein de sous et le voilà qui s’occupe de transports, d’école, dans la ville de Marseille… Normalement dans la Constitution c’est le Premier ministre qui s’occupe de ça, mais là, non, c’est le président. »

De la concurrence

Une passe d’armes qui en appelle d’autres ? Emmanuel Macron n’en a, en tout cas, pas fini avec la concurrence. S’il doit présider la cérémonie d’ouverture du Congrès mondial de la nature en fin d’après-midi ce vendredi, Valérie Pécresse s’y sera déjà… exprimée quelques heures plus tôt. « C’était prévu depuis longtemps », prévient son entourage, faisant savoir qu’elle s’est elle-même rendue à Marseille cet… été.

Bal des candidats aussi, au Forum des entrepreneurs, ce vendredi au stade Vélodrome, où sont invités Michel Barnier et Xavier Bertrand, ce dernier étant présenté par certains comme « l’intervenant principal ». « On sait où est Jean Lassalle, du coup ? » pique en retour un Marcheur. De quoi, en tout cas, achever de donner à ce déplacement une tonalité très… « présidentielle ».

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