A Marseille, EELV choisit l’autonomie pour les municipales – Le Monde

Au terme d’une assemblée générale à huis clos, la motion prônant une participation au rassemblement de la gauche citoyenne a été rejetée.

Par Publié hier à 18h38, mis à jour hier à 18h53

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A Marseille, Europe Ecologie Les Verts ne désire pas participer au « Mouvement sans précédent », ce « rassemblement inédit » qui agrège depuis quelques mois une série de collectifs citoyens et une dizaine de partis et de formations de gauche dont le PS, le PC, Place publique et la France insoumise, dans le but de présenter des listes uniques aux municipales de mars 2020.

Samedi 5 octobre, l’assemblée générale des adhérents marseillais d’EELV – réunissant le maigre corpus de soixante-quatorze votants (73 votes exprimés) dans une ville de 860 000 habitants – a validé la stratégie d’une candidature autonome pour mars 2020. La motion défendant cette « liste écolo citoyenne de large rassemblement », portée par sept des huit référents marseillais du mouvement, dont la porte-parole régionale d’EELV Christine Juste et la conseillère municipale Lydia Frentzel, a obtenu 80,8 % des suffrages, selon Guy Bennaroche, secrétaire régional d’EELV en charge du comité d’organisation.

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La proposition de la conseillère départementale Michèle Rubirola, prônant une participation active au « Mouvement sans précédent » a, elle, été rejetée. Pour enfoncer le clou d’une candidature autonome dans les huit secteurs de la ville, les écologistes marseillais ont également désigné leurs binômes de candidats, laissant quelques places à des partenaires potentiels comme l’Alliance Ecologiste indépendante, Génération écologie ou encore Urgence écologiste.

Sébastien Barles, tête de liste

Ils ont également validé la candidature de Sébastien Barles, 46 ans, comme tête de liste pour l’ensemble de la ville. Assistant parlementaire de la députée européenne Michèle Rivasi, l’homme est l’un des rares référents locaux à n’avoir, aujourd’hui, aucun mandat électif. En 2014, écarté par la candidature du médiatique Karim Zéribi, il avait été l’initiateur de l’entrée en campagne de Pape Diouf aux municipales marseillaises. L’ancien président de l’OM avait recueilli 5,63 % des suffrages du 1er tour.

Samedi, après l’échec de sa motion, l’élue départementale Michèle Rubirola a retiré sa candidature à l’investiture dans le 3e secteur et quitté l’assemblée générale avant la fin des votes, sans préciser si elle continuerait à soutenir l’initiative du « Mouvement sans précédent ».

Commencé avec une heure de retard pour cause de grève générale des transports en commun à Marseille, la réunion, tenue dans les salons d’un hôtel des quartiers sud de la ville loués pour l’occasion, s’est déroulée sans éclats, derrière des portes fermées à la presse. Elle avait été précédée par une semaine particulièrement houleuse. Sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux, les tenants des deux motions se sont affrontés à coups de déclarations d’intention, s’accusant mutuellement de porter une stratégie d’échec.

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