A cent jours de la présidentielle américaine, Joe Biden s’installe comme un recours – Le Monde

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Joe Biden, le 14 juillet, à Wilmington (Delaware), lors d’un meeting de campagne.

Les semaines s’écoulent et Joe Biden continue de profiter du rejet qu’inspire Donald Trump. Alors que la gestion de la pandémie par la Maison Blanche est massivement critiquée depuis que les cas de contamination et les décès imputés au virus sont repartis à la hausse, l’ancien vice-président est jugé plus digne de confiance que son adversaire à l’élection du 3 novembre (54 % contre 34 %) pour lutter contre le Covid-19, le principal sujet d’inquiétude.

Sur la plupart des sujets liés à la pandémie, le démocrate est à l’unisson d’une nette majorité de l’opinion, selon un sondage du Washington Post et de la chaîne ABC publié le 19 juillet, qui recoupe les résultats d’autres enquêtes. Dernier exemple en date, il plaide pour les ouvertures d’école au cas par cas à la rentrée, alors que Donald Trump exige un retour à la normale dans tout le pays.

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L’avantage de Joe Biden ne se limite pas à la maladie. Son image est également meilleure que celle du président, selon un sondage de l’université Quinnipiac rendu public à la mi-juillet. Il est jugé plus « honnête », plus « soucieux des Américains moyens » et il est mieux noté également en termes de « qualités de leadership ». Joe Biden est aussi jugé plus compétent pour répondre aux tensions raciales (33 % contre 58 %) et même pour assurer la sécurité des Américains (41 % contre 50 %), selon le sondage du Washington Post.

Ce dernier point est un cruel désaveu pour Donald Trump, qui s’est efforcé d’apparaître comme « le président de la loi et de l’ordre » pendant les manifestations parfois violentes qui ont été déclenchées le 25 mai par la mort d’un Afro-Américain, George Floyd, étouffé par le genou d’un policier blanc de Minneapolis alors qu’il gisait au sol, menotté.

Des gages à l’aile gauche

Ces jugements sévères expliquent l’avance dont bénéficie pour l’instant Joe Biden en termes d’intentions de vote, même si cette avance fluctue selon les instituts de sondage et selon les Etats déterminants pour la victoire. Epargné pour l’instant par les controverses qui avaient handicapé la campagne de Hillary Clinton en 2016, il continue de conduire une campagne à bas bruit et essentiellement à distance au nom de la lutte contre la pandémie.

L’ancien vice-président dispose depuis début juin, au niveau national, d’une avance de huit points sur Donald Trump. Il distance surtout son adversaire dans les trois Etats décisifs que l’actuel président avait remportés en 2016 : le Michigan, la Pennsylvanie et le Wisconsin. Le démocrate domine également Donald Trump en Floride, l’épicentre actuel de la pandémie, dont le gouverneur républicain, Ron DeSantis, très critiqué, est soutenu sans réserve par le président.

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