À Angoulême, Macron a posé avec un tee-shirt «LBD 2020» et il assume – Le Parisien

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Une photo qui fait beaucoup parler. Ce jeudi, Emmanuel Macron a en effet pris la pose au festival de BD d’Angoulême (Charente) avec un tee-shirt qui dénonce… les violences policières.

Sur le cliché, aux côtés du dessinateur Jul, on aperçoit le président, sourire un peu crispé, tenir le vêtement avec le logo du festival détourné. Un « L » s’est notamment glissé devant « BD 2020 », faisant ainsi référence au lanceur de balles de défense LBD, l’arme décriée des manifestations. Le chat mascotte de l’évènement s’en trouve lui éborgné, taché de couleur rouge sang.

« Une démocratie qui aime l’insolence »

Interrogé, le chef de l’Etat a tout de suite assumé, au nom du « droit à ma critique dans une démocratie », comme il l’a expliqué devant les caméras de journalistes qui lui présentaient d’autres caricatures de lui. Il a donc bien vu le tee-shirt, en réfute le message mais assure accepter la critique. La photo découlerait en outre d’une « longue conversation sur le sujet des violences policières », a pour sa part indiqué le dessinateur Jul.

Quelques minutes après, le cliché a bien sûr fait le tour du web. Le chef de l’Etat est alors de nouveau sollicité sur le sujet pendant sa déambulation : « La caricature est dans la culture populaire, nous sommes dans une démocratie qui aime l’insolence », analyse-t-il d’abord.

« Liberté de blasphème et de caricature »

Sur les violences policières auxquelles fait référence le dessinateur Jul, « je suis en désaccord avec son approche, la violence est d’abord dans la société. En France, il y a un ordre républicain […] On est dans un pays où on a le droit de critiquer, de railler les dirigeants, c’est un trésor ! Mais il y a une contrepartie : on n’a pas le droit à la violence. Le problème vient de nos concitoyens qui ont décidé d’entrer dans la violence », martèle le président.

Et l’entourage du chef de l’Etat de confirmer, face à l’emballement autour de la photo sur les réseaux sociaux : « Après un échange avec Jul, le président a exprimé son désaccord sur les violences policières. Il a rappelé qu’on est en démocratie, qu’il croit à la liberté de blasphème et de caricature. »

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