Entretenue par les sondages, la nostalgie de l’ancien chef de l’Etat, souvent consulté, reste présente chez Les Républicains.

Par Publié aujourd’hui à 02h22

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Laurent Wauquiez, Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy lors d’un hommage aux résistants tués sur le plateau des Glières (Haute-Savoie), le 31 mai.
Laurent Wauquiez, Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy lors d’un hommage aux résistants tués sur le plateau des Glières (Haute-Savoie), le 31 mai. LUDOVIC MARIN / AFP

Il aura suffi d’un appel, celui du maire de Nice, Christian Estrosi, pour que le nom de l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy résonne à nouveau dans les esprits au sein du mouvement Les Républicains (LR), en mal d’homme providentiel après la déroute des européennes et le vide relatif laissé par la démission de Laurent Wauquiez.

« Autorité morale », « leader naturel », « figure tutélaire », les éloges pleuvent sur l’ancien président, dont l’ombre n’en finit pas de planer sur le parti, sur fond de sondages flatteurs à son égard. Au risque d’enfermer une formation en déroute dans une nostalgie peu propice à l’émergence de nouvelles figures.

« Il y a une autorité morale au-dessus de toute légitimité dans notre mouvement, c’est Nicolas Sarkozy », a lancé, mercredi 12 juin, Christian Estrosi, appelant à reporter la désignation d’un président du parti, prévue en octobre, après les élections municipales de 2020. « Je considère que nous pourrions parfaitement faire appel à lui pour qu’il soit une sorte de juge de paix », a-t-il encore ajouté.

Dans le cycle de l’éternel retour de Nicolas Sarkozy, les dernières rumeurs remontent à décembre 2018. « Je vais peut-être être obligé de revenir », aurait-il dit selon des propos prêtés à un élu anonyme, peu après le début du mouvement des « gilets jaunes ».

Aujourd’hui, son entourage assure qu’« il n’a aucune intention d’entrer dans le jeu politique, de se mêler de questions partisanes ». « Il ne veut pas donner le sentiment de peser comme une ombre portée sur cette famille politique », ajoute-t-on.

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Consulté de toutes parts

Mais plusieurs enquêtes d’opinion marquent un plébiscite renouvelé de l’ancien chef de l’Etat et entretiennent le spectre de son retour sur le devant de la scène. Le tableau de bord IFOP-Fiducial pour Paris-Match et Sud-Radio le place ainsi à la deuxième place des personnalités préférées des Français, derrière Nicolas Hulot et en hausse de six points, un niveau inédit même pendant sa présidence.

Et selon un sondage Elabe pour BFM-TV publié la semaine dernière, il est le premier cité pour incarner le leadership en vue des prochaines échéances électorales par les électeurs de la droite et du centre, qui sont 46 % à encourager sa démarche, juste devant le président de la région des Hauts-de-France Xavier Bertrand (41 %).

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