Londres hausse le ton à l’encontre de la Russie. Les autorités britanniques ont annoncé ce jeudi avoir partagé des informations sur les attaques de piratage informatique russes avec 16 alliés de l’OTAN au cours des 18 derniers mois.

 

“Je peux révéler qu’au cours des 18 derniers mois, le Centre national de cybersécurité a partagé des informations et des évaluations avec 16 Alliés de l’OTAN – et d’autres pays en dehors de l’Alliance – sur la cyberactivité russe dans leur pays”, a ainsi fait savoir le Secrétaire d’Etat britannique aux affaires étrangères Jeremy Hunt dans un discours tenu au Centre national de cybersécurité.

“Les services de renseignement de la Russie ciblent l’infrastructure nationale critique de nombreux pays afin de rechercher les vulnérabilités”, a assuré le responsable politique, estimant que “cette campagne mondiale cherche également à compromettre les réseaux du gouvernement central”. Pour le membre de l’exécutif britannique, Londres n’est pas resté inactive sur le sujet, alors que les autorités locales ont “régulièrement fourni des connaissances techniques pour aider [ses] partenaires à contrer la menace.”

Shame and Blame à l’encontre du régime russe

Jeremy Hunt a exhorté les alliés de Londres à se regrouper et à créer un moyen de dissuasion pour empêcher les pirates informatiques parrainés par Moscou d’attaquer d’autres pays, alors que le Royaume Uni a récemment adopté une stratégie de Shame and Blame à l’encontre du régime russe.

Cette nouvelle stratégie est appuyée par l’UE, qui a adopté la semaine dernière de nouvelles règles permettant aux États membres de l’UE d’imposer des sanctions économiques contre les pirates informatiques étrangers qui attaquent le bloc européen. A noter que le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont été les deux principaux soutiens au sein de l’UE de ces nouvelles règles.

“Mais nous ne devons pas nous contenter de nous fixer des objectifs plus ambitieux, aussi crucial que cela soit. Notre objectif premier doit être d’empêcher en premier lieu ce genre de comportement de se produire”, a indiqué Jeremy Hunt. “Nous pouvons et devons faire davantage pour améliorer notre réaction”, a-t-il fait savoir. “En particulier, nous devrions insister davantage sur ce que nous considérons comme un comportement inacceptable et sur les conséquences de toute violation du droit international”.

Auparavant, le Royaume-Uni était l’un des rares pays à avoir officiellement accusé la Russie d’être à l’origine de l’épidémie de ransomware NotPetya. En avril 2018, la ministre de l’Intérieur Amber Rudd déclarait que le Royaume-Uni avait été frappé par 49 cyberattaques de groupes russes durant les six derniers mois.

Source : “UK says it warned 16 NATO allies of Russian hacking activities

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