5G : l’Anses estime qu’il n’y a « pas de risques nouveaux pour la santé »

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Lancée officiellement en fin d’année dernière, la 5G est un sujet politique très enflammé en France et dans le reste du monde. Certains, à l’image du député François Ruffin, ou des maires écologistes de plusieurs grandes villes, la présentent comme le symbole d’un progrès illusoire qui aurait été imposé sans vraie discussion démocratique.

De son côté, Emmanuel Macron a tenu l’an dernier à afficher son soutien au lancement de cette nouvelle génération et a fustigé au passage ceux qui « voudraient revenir à la lampe à huile ». Les discussions agitent aussi les milieux complotistes et sans la moindre preuve à ce jour, certains affirment pourtant que cette technologie est dangereuse pour la santé.

Une consultation publique vient d’être lancée

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient justement de rendre un avis sur le sujet. L’instance scientifique indépendante estime « peu probable que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquences 3,5 GHz présente de nouveaux risques pour la santé. »

L’avis revient par ailleurs sur la bande de fréquence 700 MHz-2,1 GHz de la 5G, qui comprend déjà les fréquences utilisées par la 2G, 3G, et 4G. En la matière, l’Anses se reporte à ses travaux antérieurs :

Il n’y a pas de preuve d’effet sanitaire lié à des expositions à des sources de champs électromagnétiques correspondant aux usages numériques courants. L’examen d’effets éventuels, comme le développement de cancer, l’altération du fonctionnement cérébral ou de la fertilité, continue cependant de faire l’objet de travaux de recherche et d’évaluation.

En ce qui concerne, la bande de fréquences 26 GHz, l’Anses juge « qu’à l’heure actuelle, les données ne sont pas suffisantes pour conclure à l’existence ou non d’effets sanitaires. » Des recherches supplémentaires sont donc nécessaires pour « suivre en particulier l’évolution de l’exposition des populations à mesure de l’évolution du parc d’antennes et de l’augmentation de l’utilisation des réseaux. »

L’Anses en a profité pour annoncer la mise en place d’une consultation publique sur le sujet qui va durer six semaines. L’idée est de « recueillir les commentaires éventuels de la communauté scientifiques et des parties prenantes intéressées. » En fonction des échanges, l’instance scientifique pourrait par la suitte publier un rapport et un avis complété par ces prises de position.

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