Le premier ministre annonce 481 interpellations et 211 gardes à vue

Edouard Philippe vient de faire une très brève allocution depuis le ministère de l’intérieur, où il se trouve depuis le début de la matinée. Il a remercié les forces de sécurité, ainsi que tous les responsables ayant appelé au calme. Le premier ministre annonce qu’à 11 heures 481 personnes ont été interpellées, dont 211 placées en garde à vue. 

Des identitaires place de la Concorde 

Les manifestants continuent à tenter de gagner la place de la Concorde, encadrée par un dispositif sécuritaire d’ampleur. Certains sont venus de loin pour gagner la capitale : 

En Ardèche, le “mal-être social diffus” à Privas

À Privas, préfecture de l’Ardèche, une petite centaine de gilets jaunes s’est réunie dès 8 h 30 devant la mairie avant d’entamer un défilé dans les rues de la ville aux cris de « Macron démission », ou  « Macron, si tu nous fais chier, on va te guillotiner ». En tête de cortège, une effigie de Macron est brandie et, à plusieurs reprises, plongée dans les poubelles puis posée derrière les grilles du tribunal de grande instance.

La revendication du jour est un référendum d’initiative citoyenne. « C’est le cheminement logique, il faut changer la recette du gâteau. Quand on change la vaisselle de l’Elysée pour 500 000 € difficile de demander à son peuple de se serrer la ceinture », estime Romain, 27 ans, intérimaire. « Le mouvement des gilets jaunes est difficile à nommer c’est un mal-être social diffus et une crise politique », ajoute-t-il.

Sur la place du marché, des gilets jaunes entament une discussion avec les commerçants pour obtenir leur soutien. « Reconnaissez qu’ils ont reculé sur votre revendication initiale, maintenant il faut négocier », estime un libraire. « Mais ils ne font rien sur le pouvoir d’achat » rétorque un manifestant. En aparté, le libraire ne cache pas qu’il est partagé sur le mouvement : « Je suis d’accord sur la bataille du pouvoir d’achat mais j’ai peur de l’infiltration et de la manipulation de l’extrême droite ».

A Privas, en Ardèche (Romain Etienne / Collectif ITEM pour «Le Monde»).
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Bonjour Liège solidaire, 

Le rassemblement a bien commencé. Notre journaliste nous signale que quelques 2 000 personnes sont actuellement sur place. Éric Coquerel et Clémentine Autain (LFI), Esther Benbassa (EELV) ont fait une apparition. 

Premières tensions sur les Champs-Elysées : 

Depuis près d’une demi-heure, le rassemblement des gilets jaunes est statique en haut des Champs Elysées, ce qui provoque un peu de tensions. Des premiers gazs lacrymos sont tirés par la police, de de premières échauffourées ont lieu à hauteur de la rue Arsene Boussaye. Les gardes mobiles essuient à présent des jets nourris de grenades artisanales

Malgré les craintes de violences, des gilets jaunes ont tenu à être présents pour “ne pas lâcher” : 

A Marseille, le défilé commence aux cris de “Macron démission”

Quelques ambulances accompagnent le défilé des Gilets Jaunes qui démarre sur La Canebière à Marseille au cri de « Macron démission ». Camille et Mehdi, 17 ans, en Terminale ES à Marcel-Pagnol ont endossé un gilet fluo après avoir pris part jeudi à la manifestation lycéenne et participé au blocus de leur établissement durant la semaine. « On est là pour les soutenir.  Ça nous touche car nos grands-parents ils mangent des tomates tout le temps pour qu’on ait de la viande quand on va chez eux ».

Non loin, une femme ne souhaite pas donner son prénom alors elle s’amuse : « Appelez-moi Brigitte M ». Enveloppée dans un châle qui couvre son gilet fluo, cette téléconseillère âgée de 28 ans en est à son quatrième samedi dans la rue car « le peuple c’est pas de la merde quand même. Il faut l’écouter, l’interroger sur les lois ». Avec un salaire de 1000 euros pour trente heures hebdomadaires, elle
n’a pas les moyens de se loger. « Je suis SDF, je vis dans la famille, chez des amis, à l’hôtel parfois ». Avec les Gilets jaunes, elle a trouvé de la solidarité.

« On se raconte nos histoires, comment on ne vit pas avec 1200 euros par mois. Et il y a beaucoup, énormément de femmes qui sont les premières à savoir que l’avenir, c’est compliqué quand on est pauvre ».

Elle souhaite que le mouvement reste apolitique, c’est pourquoi « on ne veut pas de représentant .  Ni de droite , ni de gauche, ni extrême, ni arabe, ni juif, je suis du peuple et je meurs de faim ».

Début de mobilisation des gilets jaunes à Angers

Notre journaliste présent sur place nous signale de premières actions des gilets jaunes à Angers (Maine-et-Loire), notamment dans une zone commerciale : 

Manifestation sur le périphérique intérieur à Paris

Un petit groupe de gilets jaunes défile à pied sur le périphérique parisien depuis une trentaine de minutes, au niveau de la Porte Maillot. Au moins trois voies sur quatre sont bloquées. 

Bonjour Bette Davis, 

Bien sûr que nous avons écrit le contrepoint sur les droits et devoirs des manifestants. C’est à retrouver ici : 

A Paris, 354 interpellations dont 127 placées en garde à vue

La préfecture vient de nous communiquer ses derniers chiffres concernant les interpellations dans la région parisienne. A 10 h 10, 354 personnes étaient concernées. 127 ont été placées en garde à vue. 

 Place de la Concorde, la “France appauvrie”
Elle refuse de donner son prénom. On l’appellera Claudine. C’est une ancienne fonctionnaire à la retraite venue de La Rochelle. Ca fait trois samedi qu’elle monte à Paris. Elle sort son gilet jaune qui était au chaud dans son sac. Elle a aussi préparé une affichette avec ses revendications. Il y en a plus d’une dizaine. « On appauvrit la France. La France provinciale ressemble a la RDA d’il y a 50 ans », s’alarme-t-elle. 

Croisée seule à la Concorde, elle ne peut pas pénétrer sur la place. La police boucle l’entrée. « Suivez moi, je sais comment il faut faire. Faut passer par l’arrière », indique-t-elle, l’index levé. Son but : rejoindre les Champs-Elysees. « Moi la semaine dernière, j’ai parlé avec 10 policiers. Ils m’ont dit qu’en province, leurs femmes avaient le gilet jaune sur les ronds points, assure-t-elle. Ils sont avec nous. »

Elle assure avoir perdu « 630 euros depuis le début année ». « On aide nos parents en fin de vie, nos enfants parfois, et nous formons le gros des bénévoles », lâche-t-elle avant de s’en aller à vive allure. Avant de partir, elle glisse sa détermination : « Je reviendrai tant que nécessaire. Un an si nécessaire. Sauf si la masse se dégonfle… »

“Claudine”, samedi 8 décembre place de la Concorde.

Les manifestants enserrés sur les Champs Elysées

A 10 heures, les manifestants étaient de retour en haut des Champs, cette fois-ci barrés par les cars de mobiles. La place de l’Etoile est totalement verrouillée. Les quelque 2000 gilets jaunes restants sont enserrés de part et d’autre des Champs, n’ayant pour seule solution que d’aller d’un bout à l’autre. Quelques groupes sont déjà repartis par les rares rues adjacentes laissées libres pour aller voir ailleurs. A part quelques huées et sifflets devant les cordons de mobiles, pas d’incidents. La plupart des gilets jaunes semblent un peu dépités, nous signalent nos journalistes.

Quelques tensions ponctuelles à Saint-Lazare 

Un rassemblement est en cours à Saint-Lazare, à l’appel du La France insoumise, du comité interrail, du comité Adama, du front social, d’Attac, ou encore de la CGT… Quelques interpellations ont eu lieu sur place, selon notre journaliste. 

Situation calme à Lyon, des arrestations 

A Lyon, quelques gilets jaunes sont disséminés en ville, sans incident. Un grand nombre de participants sont attendus pour la manifestation pour le climat, qui va démarrer à 10 h3 0 de la place Jean Macé. Les actions les plus significative se déroulent aux péages de l’autoroute A6 à Villefranche-sur-Saône, avec deux blocages installés tôt ce matin. Des barrages filtrants sont mis en place sur deux ronds points de ce secteur du département du Rhône. 

Visiblement, un travail préventif a été mené par la police, notamment par les services de renseignement. Plusieurs arrestations ont eu lieu dès hier soir à Lyon, notamment dans les milieux de l’ultra-droite. La police lyonnaise a interpellés plusieurs militants identitaires à la gare de la Part Dieu, alors qu’ils embarquaient à bord d’un TGV à destination de Paris. Ils étaient en possession de câbles et de bâtons télescopiques. 

32 gardes à vus ce matin à Paris

Le dernier décompte que nous a communiqués la préfecture concernant les mises en examen date de 7 h 30. Il faisait état de 32 gardes à vue à Paris, essentiellement pour participation à un groupement en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction et dégradations de biens. 

Début de rassemblement à Marseille 

Les gilets jaunes commencent à affluer sur le Vieux-Port à Marseille où un mistral glacial s’est levé. Toussaint, ancien policier « à la criminelle » et Jean-Baptiste, retraité du lamanage – amarrage et démarrage des bateaux –, 65 ans tous les deux, se disent « gilets jaunes patrouilleurs ». « On vérifie que tout se passe bien, si on repère un casseur, on le chope ». Ils se disent « pacifistes » et dénoncent « Macron qui nous accable ».


« Lamaneur, je vivais très très bien, explique Jean-Baptiste. A Noël, on a toujours pu se payer un petit extra : soupe de poissons et langoustes à l’armoricaine. Dans quinze jours c’est Noël, pour la première fois, j’ai annulé les langoustes ».

Du fait de son statut de policier, Toussiant n’a jamais fait grève de sa vie. L’ « acte 4 » du mouvement des Gilets jaunes sera sa première manifestation. « On a un président dictateur alors qu’il y a en France dix millions de pauvres dont trois millions d’enfants qui ne mangent pas à leur faim ». Alors il espère que le mistral annoncé pour toute la semaine « dégagera tout ça ».

Jean-Baptiste et son chien, Ioda, sur le Vieux Port à Marseille, samedi 8 décembre.

Bonjour Benjamin A, 

Un policier ou un gendarme peut demander légitimement à contrôler les papiers d’identité d’une personne. Personne n’est obligé d’avoir en permanence sa carte d’identité sur soi, mais l’on doit pouvoir justifier de son identité. En cas de refus, les forces de l’ordre ont le pouvoir de conduire l’individu au poste de police pour une vérification d’identité.

De même, un policier a le droit de demander à fouiller un sac, en particulier lors d’une manifestation. En cas de refus, il a également le droit d’emmener la personne au poste, mais doit obtenir une réquisition du parquet pour aller plus avant dans la fouille de ses objets. Un procès-verbal doit également être établi, que le manifestant peut refuser de signer.

En revanche, la fouille au corps n’est possible, a priori, que dans trois cas : enquête préliminaire avec accord express de la personne, commission rogatoire ou flagrant délit. Ce dernier cas peut s’appliquer dans le cadre d’une manifestation, si violences il y a. Un policier peut utiliser la palpation de sécurité sur un manifestant, s’il le juge nécessaire. Validée par la jurisprudence, cette mesure est donc assez subjective, mais ne peut se transformer en fouille précise au corps.

Pour aller plus loin sur ce sujet, n’hésitez pas à consulter notre article : 

Bonjour Sonia, 

Pour l’heure, le trafic sur le périphérique reste relativement fluide, notamment Porte Maillot où certaines figures des gilets jaunes, dont Eric Drouet, avaient appelé hier soir à manifester. 

Du côté de Bastille, notre journaliste nous informe que des petits groupes de gilets jaunes commencent à arriver. Tous sont filtrés à l’entrée de la place par les forces de l’ordre qui interpellent tout porteur de masque à gaz, de protection pour le combat de rue. Pour le moment ils sont environ 200/300. Certains à peine arrivés repartent en groupe en direction de la place de l’Etoile. 

Enfin vers Louvre Rivoli, rien à signaler pour l’heure, selon notre journaliste. 

 

Christophe Castaner s’exprime place Clémenceau

Concernant la fuite du dispositif de sécurité :


« Ce sont des documents administratifs qui ont été envoyés à plus de 2000 personnes. Ce n’est pas un secret d’Etat, c’est un plan d’action qui est diffusé très largement, donc ce n’est pas une fuite, mais ce n’est pas normal que ça se retrouve là, donc j’ai demandé au préfet de police qu’il y ait une enquête administrative (…) c’est a minima une anomalie. »

Le ministre a également des mots très durs envers la minorité violente qui a émergé au sein de la mobilisation des gilets jaunes : 


« J’appelle celles et ceux, gilets jaunes, qui veulent porter un message militant à ne pas se mêler aux casseurs. On sait que les casseurs ne sont forts que parce que ils se déguisent en gilets jaunes et s’immiscent au milieu d’eux. Et il y a aussi des gilets jaunes qui se sont radicalisés. Ce mouvement a fait naître un monstre, qui est né de colères, de colères anciennes, et personne aujourd’hui ne peut le tenir, donc il faut le ramener à la table de discussion, dans le débat. Il faut remettre l’église au milieu du village »

Concernant l’ouverture d’un périmètre à ceux qui voudraient manifester de façon pacifique :

« Nous n’avons interdit aucune rue. Une manifestation en France, ça ne s’autorise pas, ça se déclare (…) Là celles et ceux qui appellent à manifester, à venir à Paris n’ont rien déclaré. Pour eux, manifestement, le droit se limite à leurs propres revendications. On a vu les limites du cantonnement et donc le mode d’intervention à changer, il y aura plus de contrôles, plus d’interventions directes »

Situation calme aux Champs Elysées

Notre journaliste présente sur place suit la tête du cortège des gilets jaunes, qui compte désormais quelque 2 000 manifestants. Il y a de la tension, mais ça reste calme pour l’heure. La présence des journalistes est très importante, souligne-t-elle.

Que prévoir à Toulouse ? 

A Toulouse, certains « gilets jaunes », mais aussi la CGT de l’hôpital, les lycéens et étudiants appellent à se rassembler à partir de 13 heures à Jeanne d’Arc. Des points de blocage devraient être nombreux dans l’agglomération, aux péages et aux dépôts de carburant ciblés depuis le 17 novembre

Si la préfecture se refuse à donner des informations sur le nombre de forces de l’ordre mobilisées, on sait qu’elles seront plus nombreuses que samedi dernier, lorsque les choses ont dégénéré à Toulouse « Nous avons mobilisé tous les effectifs disponibles qui, en outre, seront renforcés de forces mobiles », indiquait hier la préfecture. L’ensemble des policiers toulousains, de tous services, même de la police judiciaire, ont été rappelés.

La semaine a en effet été émaillée de violences dans la ville. Le bilan s’élève à 115 blessés, dont 80 chez les forces de l’ordre et les pompiers. On a également dénombré 71 interpellations. Pour ce qui est des dégâts, ils se montent à 300 000 euros  rien que chez Tisséo et le réseau de transports en commun. Vendredi, la région Occitanie a annoncé avoir débloqué un million d’euros pour réparer le lycée Saint-Exupéry de Blagnac, incendié le 4 décembre.
 

Des interpellations plus nombreuses que le 1er décembre

Selon nos informations, à 9 h du matin, les forces de l’ordre en étaient déjà à 317 interpellations sur la capitale, selon les chiffres de la préfecture. Un chiffre bien supérieur à celui de la semaine passée à la même heure. Des contrôles de véhicules ont été réalisées à Paris, permettant de découvrir de nombreux masques à gaz ou armes par destination, comme des masses des boule de pétanques ou des billes de peinture.
 

Bonjour Manue, 

Il s’agit pour la plupart d’interpellations pour cadre de contrôles d’identité sur réquisitions, précise la préfecture. En effet, personne n’est obligé d’avoir en permanence sa carte d’identité sur soi, mais l’on doit pouvoir justifier de son identité. En cas de refus, les forces de l’ordre ont le pouvoir de conduire l’individu au poste de police pour une vérification d’identité.

Début de défilé sur les Champs Elysées 

A 9 heures, le petit millier de gilets jaunes rassemblés à l’Etoile s’engagent sur les Champs aux cris de “Macron démission”. Un cortège très masculin, plutôt jeune.Toutes les boutiques et tous les établissements sont fermés, barricadés, protégés pour certains par des hommes en arme. 

Quelques manifestants à Bastille qui “n’arrivent plus à tout payer”

Sur la place de la Bastille, en surplomb du bassin de l’Arsenal, notre journaliste a rencontré un petit groupe d’hommes et de femmes venus de Brive, en voiture. Certains ont revêtu le gilet jaune. “C’est ici, la Bastille ?” lance un des manifestants, aide-soignant la nuit dans un hôpital. Il dit gagner 2000 euros nets par mois. Les mesures annoncées par le PM mardi ne suffisent pas, dit-il : “Il a décidé d’annuler des taxes dont la hausse n’était prévue que l’an prochain. Il faut augmenter les salaires.” 

Un autre de ces manifestants, qui travaille dans le cinéma, rémunéré sur la base du SMIC, renchérit :

Qu’ils arrêtent de nous prendre des vaches à lait. On n’arrive plus à tout payer. Moi, je n’ai pas encore payé ma taxe d’habitation. Je suis chauffé à l’électricité.  La facture d’EDF n’arrête pas d’augmenter. Vous n’imaginez pas la haine qu’il y a autour de moi. Les solutions, c’est pas à moi de les trouver mais il y en a 100. Par exemple baisser la CSG sur les bas salaires. 

“La France n’a jamais été aussi riche, il n’y a jamais eu autant de millionnaires, dit l’aide soignant. Macron, c’est un pantin. Il défend
les riches. S’ils ne nous entendent pas, on continuera jusqu’à Noel s’il le faut.”

Un point sur le trafic autoroutier 

Selon Vinci Autoroutes, samedi matin, les principales perturbations concernaient le Sud-Est, autour de Nîmes et Arles, ainsi que la région bordelaise.

– Les perturbations sur la RN113 à Arles ont engendré des fermetures d’accès aux échangeurs de l’A54 à hauteur de Nîmes Centre, Nîmes Garons et Eyguières-Miramas sur décision préfectorale
– Depuis cette nuit, l’A10 est fermée dans les deux sens entre la rocade de Bordeaux et Libourne

– Sur les autoroutes de la Côte d’Azur, des opérations de filtrage sont en cours aux péages de La Ciotat et de Bandol sur A50, du Pont de l’Etoile sur A52 et de La Barque sur A8.   

– Des perturbations sont aussi à noter à Chatellerault (A10), Le Mans (A28) et Aussonne, près de Toulouse (A20).

Plusieurs autres sites du réseau restent impactés depuis maintenant plusieurs jours : l’A7 (Montélimar, Bollène et Orange), l’A9 (Gallargues et Narbonne) et l’A51 (La Saulce). 

Choses vues sur les Champs Elysées…

En Ardèche, début de mobilisation

Notre journaliste nous signale le début des rassemblements à Privas, devant la mairie. La semaine dernière, la manifestation avait pris un tour violent au Pouzin voisin. 

Qui est sur les Champs ? 

Il est presque 9 h et quelques centaines de gilets jaunes sont à présent regroupés en haut des Champs Elysées, à proximité de l’Arc entouré de gardes mobiles. Une sorte de no man’s land est institué sur la place de l’Etoile. La police tente de confiner les manifestants sur les Champs – pour l’instant dans une atmosphère plutôt calme. Les premiers « Macron démission » fusent. « On n’est pas des moutons »

278 interpellations avant le début de la mobilisation

La préfecture de police annonce déjà 278 interpellations, conduites avant 8 h 40 à Paris. Les autorités qui craignent de voir se reproduire dans Paris les scènes d’émeute urbaine ont renforcé les contrôles dans les gares et pratiquent la fouille systématique aux abords des lieux de manifestation.

Fuite d’une partie du dispositif de sécurité : 

Une partie du dispositif de sécurité des forces de police prévu pour faire face à la mobilisation attendue des “gilets jaunes” a fuité sur internet. Le procureur a été saisi.

Selon la préfecture de police, il s’agit d’une “note de service de la Direction de la sécurité et de proximité de l’agglomération relative au dispositif”.  La note technique “a fait l’objet d’une large diffusion”, mais ne concerne “qu’une partie du dispositif, en l’occurrence les équipes les plus légères et les plus mobiles qui ont vocation à rayonner rapidement sur l’ensemble du territoire”. “Il a été tenu compte” de cette fuite “dans le déploiement du dispositif”, a expliqué la préfecture, la jugeant “inacceptable”.

Partout dans l’Hexagone, des mesures de sécurité exceptionnelles ont été décrétées, notamment à Paris où les scènes de guérilla urbaine du week-end dernier ont stupéfié le pays et l’étranger. 89.000 membres des forces de l’ordre sont mobilisés, dont 8 000 à Paris, pour éviter de tels débordements.

Premiers manifestants sur les Champs Elysées 

Des petits groupes de gilets jaunes commencent à arriver sur les Champs, nous signalent nos journalistes. Arnaud, Jessica et Vincent viennent de Sens (Yonne). Ils sont venus en train, avec une quinzaine de leurs collègues. C’est la quatrième fois qu’ils viennent à Paris manifester. Arnaud et Jessica, 26 ans, ont quatre enfants et gagnent 1500 euros par mois. Vincent, dessinateur de BD, se dit anarchiste mais estime que les seuls qui vaillent, ce sont les patriotes. A mi-hauteur des Champs, ils ont déjà essuyé deux contrôles et fouilles. 

Bonjour Thomas, 

La marche climat est bien maintenue. Les rues de Paris et de 175 villes de France devraient ainsi connaître des cortèges appelant à lutter contre le changement climatique. Mais comme pour les « gilets jaunes », l’organisation horizontale complique toute velléité de structuration. Et les possibilités de converger ou non avec les « gilets jaunes » divisent aussi les organisations citoyennes appelant à manifester. Les gilets jaunes, eux, n’ont exprimé aucune animosité envers le mouvement. 

 

Pour le moment tout semble calme sur les Champs-Elysées où se trouve l’un de nos journalistes, Patrick Roger :

Il est 7 heures, Paris s’éveille. Un Paris fantomatique, barricadé, sillonné de convois de police et de gendarmerie toutes sirènes hurlantes. L’avenue des Champs-Elysées est déserte, cernée par des barrages de CRS et de gendarmes. Autour de l’Assemblée nationale, de part et d’autre du pont Alexandre III et bien sûr de l’Elysée, tout est bouclé.

Non… mais sur cet aspect des choses, je vous conseille l’excellente analyse de Michael Szadkowski : “Facebook, réservoir et carburant de la révolte des « gilets jaunes »”

Le président de la République a laissé entendre qu’il s’exprimerait la semaine prochaine. En attendant, il rencontre des investisseurs étrangers : 

Pour l’instant, aucune fermeture du périphérique parisien n’est prévue.  

Bonjour Morgane. Oui, le château et l’ensemble du domaine sont fermés aujourd’hui. 
Bonjour Sylvain, voici le point sur les mobilisations précédentes. Il s’agit d’estimations du ministère de l’intérieur, et elles doivent être prises avec précaution, vu la multiplication des lieux de mobilisation qui rend délicat le comptage : 

  • Samedi 17 novembre, première journée de blocages et d’action : 290 000 manifestants en France.
  • Samedi 24 novembre, deuxième journée : plus de 166 000 manifestants en France.
  • Samedi 1er décembre, troisième journée : 136 000 manifestants en France.
La marche pour le climat a été maintenue, mais elle a été déplacée dans l’est de Paris, entre la République et la Nation.

Bonjour Lila, nous avons préparé, avec nos correspondants, un tour du monde des réactions au mouvement des “gilets jaunes”. Nous vous informerons également des réactions sur l’aspect strictement sécuritaire de la journée, qui étonne effectivement à l’étranger. 

 Merci Tom ! Vous pourrez nous suivre tout au long de la journée, et, en fonction des événements, jusque dans la soirée.

Bienvenue dans ce live consacré à la quatrième journée de mobilisation des “gilets jaunes”. Avant que le soleil se lève et que les premiers protestataires descendent dans la rue, voici tout ce qu’il faut savoir sur ce samedi 8 décembre sous haute tension :

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