Les Services secrets américains viennent de révéler qu’ils testent un système de surveillance vidéo utilisant la reconnaissance faciale aux abords de la Maison Blanche. L’objectif est d’identifier le personnel mais surtout les personnes extérieures afin d’éviter les potentielles menaces d’exécution du président ou d’attentat.

La reconnaissance faciale tend à se généraliser

Une phase de test a commencé le 19 novembre et prendra fin le 30 août 2019. Pour le moment, les visages filmés dans les locaux sont comparés à une base de données qui ne contient que les visages des employés de la Maison Blanche. Les correspondances détectées par l’algorithme seront évaluées par des humains pour entraîner l’IA. Par la suite, le système devrait être étendu pour filtrer toute personne circulant à l’intérieur ou aux environs du bâtiment, qu’elle soit employée ou non. Pour identifier les visiteurs à l’avenir, la base de données piochera par exemple dans les réseaux sociaux ou les médias.

Les Services secrets ont conscience de l’aspect envahissant de cette pratique et des remontrances en termes de protection de la vie privée qui pourraient être faites, mais notent que les personnes étrangères au personnel employé ne sont pas contraintes de s’y rendre pour leurs rencontres. En revanche, cette adoption de la Maison Blanche couplée au fait que la reconnaissance faciale est utilisée dans plusieurs aéroports aux USA depuis quelques mois, laisse penser que cette pratique est vouée à devenir de plus en plus courante au fil du temps.