Qualcomm a beaucoup travaillé pour en arriver là avec la 5G, et l’avenir s’annonce prometteur, mais pas pour la navigation mobile.

Lors du Qualcomm Snapdragon Tech Summit à Maui, Hawaï, qui se tient cette semaine, les terminaux de démonstration 5G sont sur la table, les opérateurs se montrent diserts concernant leurs déploiements 5G et leurs réseaux en pleine expansion, et le fabricant de puces américain présente le dernier et le plus grand de la famille Snapdragon, le Snapdragon 855 5G-ready.

La 5G d’abord pour des usages business

La 5G est une perspective passionnante, même si elle ne suscitera pas nécessairement l’intérêt immédiat des consommateurs. Les cas d’utilisation en entreprise sont plus probables, dans un premier temps. Puis, à mesure que la 5G deviendra aussi courante que la 3G/4G, le grand public sera pris dans la transition.

Le sans-fil de cinquième génération nous promet beaucoup. Vitesses gigabit, faible latence, couverture accrue qui n’est pas gênée par des objets ou des obstacles, réduction de la consommation d’énergie et des coûts de maintenance.

En ce qui concerne les consommateurs, les terminaux 5G se profilent désormais à l’horizon et promettent des débits nettement supérieurs à ceux permis par les réseaux actuels.

Lors de la conférence, Qualcomm a comparé la 5G au besoin fondamental d’électricité. Et en considérant la 5G du point de vue de l’infrastructure, ce n’est peut-être pas une erreur. Nous en sommes venus à compter sur nos terminaux mobiles comme des objets incontournables de notre quotidien, et la 5G – au moins une fois fermement établie – a le potentiel de faire oublier les réseaux 4G.

Cependant, il y a un problème dont personne ne parle : le conflit entre l’accélération rapide des technologies sans fil et la régulation qui va, sans le vouloir, rendre certaines de ces améliorations potentiellement inutiles.

Au Royaume-Uni et dans toute l’Europe, deux lois présentent un intérêt particulier : le règlement général de l’UE de 2018 sur la protection des données (GDPR) et la loi dite sur les cookies, adoptée en 2012.

Avez-vous déjà entendu quelqu’un soupirer encore et encore alors qu’il tente de chercher quelque chose, de réserver un service ou de vérifier des faits sur Internet depuis son smartphone ?

Il est probable qu’il se soit heurté de plein fouet aux deux règlements, ce qui l’a contrarié et frustré alors qu’il devait se débattre avec des fenêtres pop-up réclament son consentement, des CGV exigeant une validation, sans parler des listes à cocher de données dont les visiteurs seront heureux d’apprendre qu’elles seront collectées et comment.

Tout ce que ces internautes voulaient, c’était accéder à la page.

Navigation rapide… jusqu’aux pop-ups RGPD

La loi sur les cookies est ainsi présentée par le Bureau du Commissaire à l’information du Royaume-Uni :

“Vous devez informer les individus si vous installer des cookies, et expliquer clairement ce que les cookies font et pourquoi. Vous devez également obtenir le consentement de l’utilisateur. Le consentement doit être donné activement et clairement.

Les mêmes règles s’appliquent également si vous utilisez tout autre type de technologie pour stocker ou accéder à des informations sur le terminal de quelqu’un.”

Le RGPD de l’UE, qui a réformé la protection et la collecte des données dans toute l’Europe, a donné lieu à pléthore de pop-ups, qui se font un plaisir de donner des leçons aux visiteurs sur les pratiques de collecte des données. Combinez ces deux règlements bien intentionnés et vous avez un creuset de frustration lorsqu’il s’agit de navigation mobile.

Lorsque vous êtes forcé de vous arrêter et d’être sermonné par des fenêtres contextuelles à chaque tournant, nécessitant d’être fermées manuellement, une par une, peu importe la vitesse à laquelle vous avez chargé la page en premier lieu.

La 5G peut offrir des débits en gigaoctets, mais les consommateurs ne peuvent profiter d’une telle vitesse et d’une expérience en ligne simplifiée que par le biais de services et d’applications dédiés qui ne constituent pas des obstacles constants à l’accès.

Le streaming rapide sur YouTube via la 5G, Netflix, Facebook, Instagram, Twitch — ces services, entre autres, bénéficieront de la 5G et leurs utilisateurs aussi.

Aussi heureux que vous soyez de la disparition du buffering et du lag dans le domaine du streaming, nous serions peut-être tous encore plus heureux si nous trouvions une solution qui équilibre les exigences réglementaires et de données avec la commodité qui nous permettrait également d’utiliser pleinement la prochaine génération de communications sans fil dans nos expériences générales de navigation.

Article “The 5G mobile browser problem no-one is talking about” traduit et adapté par ZDNet.fr

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