Grindr est connue pour être l’alternative gay à Tinder la plus populaire du marché des applications de rencontre sur mobile. Problème… La géolocalisation de plusieurs millions d’utilisateurs est quasiment publique.

Grindr

Ces dernières années et avec la démocratisation du GPS sur les smartphones, il ne se passe pas un mois sans qu’un scandale à base de confidentialité et de sécurité fasse la une de l’actualité. Un mois après que Google soit pointée du doigt pour des pratiques douteuses quant à la connaissance de votre position précise en temps réel, c’est désormais le géant du dating Grindr qui se voit accusé de ne pas faire suffisamment d’efforts pour protéger la vie privée de près de 3,6 millions d’utilisateurs actifs mensuels. Et le pire dans l’histoire, c’est que l’entreprise serait au courant depuis longtemps !

Mais ça ne s’arrête pas là. En effet, il existerait une solution très simple pour palier à ce problème qui rend vulnérables des centaines de milliers de smartphones, tant ceux fonctionnant sous Android que ceux sous iOS, et bien que la société la connaisse… Elle ne l’aurait tout simplement jamais mise en place. Et quand on sait qu’il suffirait d’utiliser une simple application téléchargeable par tous (Fuckr) pour obtenir le point précis ou se situe un célibataire -grâce à une technique proche de la triangulation et à un accès à l’API de Grindr– il y a de quoi sérieusement s’inquiéter.

GitHub, qui hébergeait le code source de Fuckr depuis 2015, en a heureusement fermé le répertoire public après la révélation de ces informations. Mais des douzaines de clones tournent déjà sur les internets… Il ne reste donc que Grindr pour pouvoir enrayer le scandale en agissant au plus vite. Et pour le moment, il semblerait que rien ne soit entrepris pour tenter de mettre fin au problème. Un peu plus tôt dans l’année déjà, nous parlions du service de rencontre et de ses soucis quant aux données personnelles tout aussi volages que les utilisateurs à qui elles appartiennent.

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