Emmanuel Macron ne s’exprimera qu'”en début de semaine prochaine” sur la crise des “gilets jaunes”, afin de ne “pas mettre d’huile sur le feu” avant un samedi de manifestations à hauts risques..

Alors que la crise des “gilets jaunes” déstabilise sérieusement l’exécutif, Emmanuel Macron est resté en retrait, préférant envoyer en première ligne son Premier ministre Édouard Philippe. Une attitude qui alimente la colère des manifestants et qui atténue l’effet des mesures annoncées pour apaiser la crise.

Après l’annonce de l’annulation de la hausse de la taxe carbone, et à deux jours d’une mobilisation à haut risque, plusieurs personnalités politique ont appelé le président à sortir du silence.

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a salué jeudi matin 6 décembre le “geste d’apaisement” de l’exécutif et demandé à nouveau au président de la République de s’exprimer face aux Français. “Pour que ce message soit entendu, il faut également qu’il soit exprimé au plus haut niveau de l’État. (…) J’appelle à la responsabilité du président de la République pour qu’enfin il s’exprime lui-même, qu’il ait cette parole attendue qui vienne confirmer le signe d’apaisement qui a été envoyé enfin hier soir”, a-t-il réclamé au micro d’Europe 1.

Le chef de l’État ne s’exprimera qu'”en début de semaine prochaine” afin de ne “pas mettre d’huile sur le feu” avant “l’acte 4” de la mobilisation des “gilets jaunes”. Alors que la tension et l’angoisse sont maximales au sommet de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand a annoncé vendredi 7 décembre à l’AFP que “le président, lucide sur le contexte et la situation”, avait décidé d’attendre avant de prendre la parole comme le réclament une partie de l’opposition et des manifestants.

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