Dans un contexte un peu mouvementé, le Président de la République accueille cette semaine une quarantaine de fonds de la Silicon Valley, comme Andreessen Horowitz, Sequoia Capital, General Atlantic, KKR ou encore Goldman Sachs. Ces capitals risqueurs n’en sont pas à leurs premiers pas sur l’Hexagone (par exemple KKR, qui compte Xavier Niel parmi ses administrateurs, a soutenu financièrement OVH).Pendant deux jours, il s’agit bien évidemment de mener une opération séduction de la « French Tech ». Selon Reuters, l’opération poursuivrait plusieurs objectifs : trouver des investissements pour les startups tricolores et en même temps les conserver sur le territoire, dénicher et aider à développer certaines compétences techniques mais aussi éviter la fuite des cerveaux.

La France, comme d’autres états membres, manque de capitaux privés, que les grands du CAC 40 sont encore frileux à investir. D’après une source de l’Elysée, « le gros sujet pour les start-up françaises c’est de grossir. Il faut qu’il y ait des fonds qui soient capables de mettre des tickets de plus de 50, voire de plus de 100 million d’euros. Mais c’est un écosystème et donc il y a un intérêt à venir ici, à investir dans des sociétés, et à se dire qu’il n’y a pas besoin de les emmener. »

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